25.04.2008

Critiques ciné : du 20 mars au 23 avril

Il y a longtemps que je t’aime ****
Une œuvre au propos misérabiliste latent, qui réussit toutefois à ne pas s’engluer dans une rhétorique du malheur embrouillée et ampoulée, en abordant des thèmes forts et bouleversants, adoptant une démarche juste et délicate et usant de ses deux actrices d’exception avec une précision déconcertante.

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Horton **
Horton bénéficie d’idées ludiques et fantaisistes mais son manque d’audace le condamne à adopter les codes du divertissement sage et gentiment honnête : aventure, chanson, morale, une recette enfantine de trop.

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Doomsday ****
Complètement atypique, Doomsday se permet tout, nous surprend, nous effraie, nous écœure, nous amuse. Doomsday n’a rien du film-virus-zombie, c’est un film inclassable de qualité, majoritairement incompris et empli de références cinématographiques des plus calées. Un spectacle survolté, déjanté, complètement à l’ouest qui ravit surtout par son originalité et son désir d’innover et d’imposer.

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Run, Fat Boy, Run **
De facture classique, la première œuvre de David Schwimmer est spontanée et récréative mais peu à peu, le rythme s’essouffle et le film finit par tourner en rond. Heureusement, l’envie de bien-faire et la bonne humeur de Schwimmer elles, sont restées intactes.

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Nim’s Island *
Une désastreuse aventure qui, au-delà de son cast furieusement palpitant n’a guère d’intérêt. Un récit cousu de fil blanc, un rythme pantouflard, des situations des plus convenues et une fin traitée à la-va-comme-je-te pousse, donnant le coup de grâce. On en sort presque honteux, pour Jodie surtout.

 

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Le Nouveau Protocole **
Souvent incohérent et maladroit, le Nouveau Protocole s’attarde sur sa dimension grand spectacle en négligeant principalement son histoire, sans cesse moins crédible.

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The Darjeeling Limited ***
Pour certains, The Darjeeling Limited est un film ampoulé, emphatique et nombriliste, faisant figure de publicité pour sacs Vuitton le temps d’un long métrage esthétique misant sur les surimpressions et le temps qui passe. Pour moi, c’est tout le contraire.

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REC ***
REC est un film au parti pris immersif réussi et maîtrisé qui en dépit d’une trame narrative conventionnelle et un ton prévisible, permit de renouveler le genre horrifique en misant sur une terreur de proximité presque palpable tout en parvenant à stigmatiser avec intelligence l’attitude jusqu’au-boutiste des médias.

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Funny Games U.S ****
Le spectacle est injuste, intolérable et cruel, le film lui, est un brillant et terrifiant exercice de style dans lequel l’absurdité et le sadisme sont rois. Mêlant le réel à la fiction, Funny Games U.S est une oeuvre complexe, hybride, bougrement intelligente, qui émeut, révolte et fait réfléchir, le tout simultanément et de manière très confuse, le spectateur étant la pièce maîtresse du film, il se sent presque coupable d'avoir assisté à une farce humaine aussi nihiliste que cynique.

 

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22.03.2008

Critiques ciné : du 20 février au 20 mars

El Orfanato ****
Dans la veine des films contemporains ibériques majeurs tels ceux de Balaguero, Amenabar ou de la Iglesia , El Orfanato jouit d’un script riche et travaillé, provoque peur et larmes et use d’un savoir-faire à faire rougir les plus grands. Une œuvre authentique, inspirée, foncièrement réussie.

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Canciones de amor en Lolita’s Club **
Outre un grand Eduardo Noriega en jumeaux que tout oppose, le film permet la découverte d’une touchante et très prometteuse Flora Martinez. Malgré une fin poussive voire bancale, Vicente Aranda signe là un film troublant, émouvant et sincère.

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Taken *
Un polar inepte et bâclé, complètement invraisemblable.

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Bienvenue chez les Ch’tis **
Malgré un scénario cousu de fil blanc, répétitif et empli de clichés faussement amusants, cette comédie franchouillarde plaira aux moins cinéphiles d’entre nous.

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The Mist O
Au-delà d’une réalisation toute en laideur, ce film interminable de seconde zone propose une ébauche de réflexion sur la dérive religieuse et jubile de son twist final carrément abject. Fumiste et écoeurant.

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Untraceable **
Un polar de série Z efficace et divertissant qui ne fera pas l’unanimité mais qui se laisse regarder sans déplaisir.

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Be Kind Rewind ***
Poétique et social, chaleureux et tendre, fin et original, Be Kind Rewind nous fait renouer avec le cinéma singulier et dépaysant de Gondry. Une vraie bouffée d'air frais.

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P2 ***
Adepte du cinéma d’Aja, P2 est une version soft de Haute Tension. Malgré l’atout majeur que constituait le décor du film pour horrifier un maximum, le film se contente de jouer avec nos peurs primaires sans réellement exploiter son idée. Un spectacle bête et méchant mais que les fans du genre apprécieront particulièrement.

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MR73 **
Usant brièvement d’intrigues policières comme une excuse destinée à magnifier ce flic en mal de vivre, MR73 est un film grave et pathos dans lequel tout, ou presque est indigeste, surtout la morale de fin, définitivement en trop.

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23.02.2008

Critiques ciné : du 15 janvier au 20 février

No Country for Old Men ***
Malgré une perspective linéaire propre aux chasses à l’homme, les frères Coen livre un premier film d’action intense et allégorique, brutal et cynique. Un coup de maître(s).

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Cortex *
En dépit d’une idée initiale habile et intéressante, Cortex peine à résoudre subtilement son énigme et use des ficelles scénaristiques du polar de mauvais goût. Un film tout bonnement anecdotique.

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Notre Univers Impitoyable **
C’est sans grande originalité ni véritable saveur, mais avec un irréalisme puissant et une dose d’arrivisme dérangeante que Notre Univers Impitoyable tente paresseusement de mettre en scène une satire sur le pouvoir et l’ambition professionnelle.

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Cloverfield ****
Caméra à l’épaule, ce film toute en spontanéité, est un blockbuster  surpuissant, soigné et novateur, se démarquant des films de monstre classiques par son audace clairement affichée et son résultat quasi-parfait.

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Paris *
Malgré un postulat initial séduisant, le peu imaginatif Paris s'embourse dans le cliché sévère, gâche ses idées, sous-exploite ses acteurs [Karine Viard] et se perd en personnages ternes et filandreux. D'une inutilité sans nom.

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PS : I Love You  ***
Dans PS : I Love You, il y a un je ne sais quoi qui apparente le film au vieux, authentique et mélancolique Hollywood. Outre une Hilary Swank toujours aussi talentueuse, PS : I Love You assume un propos sentimental et habile, et finit par nous apprivoiser. Un joli moment.

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Juno ****
Raffiné, inédit, simple, désopilant, émouvant, acide, modeste, intelligent, hilarant, pertinent, chaleureux, euphorique, empoignant, moderne, sensible, illuminé, tendre, anti-conformiste, malicieux, innocent, spontané, sarcastique, charismatique, bouleversant …
Juno, on entombe amoureux et puis, c'est tout.

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12.02.2008

Critiques ciné : du 15 décembre au 15 janvier

We Own the Night ***
Un film foncièrement honnête qui séduit avant tout par sa dimension polar et sa mise en scène particulièrement intense. C’est humain, social, cornélien, solide : un beau classique.

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30 Days of Night ***
30 Days of Night est un film de vampires inédit, envoûtant, au cachet indéniable, qui a su éviter les clichés du genre en proposant une mise en scène survival palpitante. Un spectacle séduisant.

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Charlie Wilson’s War *
Si les propos lucides de notre maître vénéré Aaron Sorkin valent à certains moments le détour, Charlie Wilson est un film académique qui souffre de quelques invraisemblances scénaristiques et d’un ton sentencieux, loin de la dimension satyrique que l’on était en droit d’attendre.

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Enfin Veuve ***
Malgré le ton prévisible de cette comédie qui enchaîne gaiement les clichés du genre, Enfin Veuve demeure un long-métrage gentillet et revigorant, à l’humour souvent efficace.

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1408 *
1408 tente tant bien que mal de combler le vide d’un scénario pauvre en rebondissements et aboutit naturellement à un beau n’importe quoi, incompréhensible, ronflant et grand-guignolesque. Un bien mauvais thriller.

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Sweeney Todd : the Demon Barber of Fleet Street **/*
Malgré l’empreinte esthétique, raffinée, macabre, piquante et enivrante d’un Burton inspiré, Sweeney Todd souffre de quelques longueurs redondantes et d’une complaisance de ton rarement malmenée. Un exercice de style froid dans lequel Barker et Lovett s’époumonent sans jamais émouvoir.

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22.01.2008

Critiques Ciné : du 15 octobre au 15 décembre

Eastern Promises *
Si l’idée de départ aspirait à de multiples intérêts, le film n’est qu’une caricature peu inspirée  de lui-même, effleurant à peine son sujet, noyé par d’innombrables scènes grotesques, de répliques convenues et au fil rouge cousu de fil blanc : le traquenard est bien là. Et un nouveau Cronenberg sur-estimé, un.

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Détrompez-Vous ***
A l’aide d’un sujet original et fortement divertissant interprété par un duo Taglioni-De Cluzet étonnant, cette dernière comédie sur l’usure du couple relève fortement le niveau général du genre français en proposant une histoire simple, bien menée et bizarrement dénuée de clichés.

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Enchanted ***
Un amusant et inédit conte de Noël qui a su se jouer des codes des plus grands classiques Disney de manière inoffensive et ironique, sans véritablement les mettre en cause. Enchanted est un film très entertaining grâce à la brillante prestation d’Amy Adams, sympathique et rafraîchissante.

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Bee Movie *
A l’exception d’une introduction rythmée et séduisante, Bee Movie, moralisateur à souhait et à l’humour seinfeldien franchement dépassé, se contente d’une réflexion bancale sur le rôle des abeilles qu’un séjour en classe verte aurait peut-être amélioré.

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La Chambre des Morts **
Dans ce thriller social français, tout est attendu, du dénouement final jusqu’à ses vaines tentatives à copier son homologue américain. Malgré un ton prenant, le film plombe l’ambiance en mettant l’accent sur une dimension psycho-ésotérique, maladroite et démesurée.

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Saw IV *
Avec une scène d’ouverture qui donne tristement le ton, cet énième opus à force de rabibochages narratifs devenus incompréhensibles, laisse une impression de surenchère creuse et gratuite de moins en moins tolérable.

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His Dark Materials: the Golden Compass *
Si l’on enlève le tape à l’oeil, le cast secondaire de grand nom et l’idée ingénieuse des daemons, il ne reste plus qu’une petite fille terriblement tête à claques et une aventure indigente, académique et pauvre en rebondissements.

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Darling **
Le Tchao Pantin de Marina Fois est un film à la fois touchant de vérité, déstabilisant, misérabiliste et cruel. Si l’anecdote enfantine reste amusante, le reste est un ramassis d’horreurs étriquées et dérangeantes, concernant autant le récit que la mise en scène elliptique à souhait.

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I Am Legend ***
Bénéficiant d’un scénario ambitieux et inspiré, ce film brille avant tout par son intrigante première partie et la mise en scène de certains enjeux sociaux et humains captivants, la suite, d’une démarche et d’un dénouement plus classique demeure, grâce à la bonne perf’ de Will Smith, tout aussi divertissant.

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01.12.2007

Critiques ciné : du 15 septembre au 15 octobre

L’Invité **/*
Une comédie franchouillarde à la réalisation un brin désuète, finalement sauvée par son histoire sympathique et par le jeu dynamique et épatant de son trio d’acteurs.

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28 Weeks Later ***
Une suite réussie, menée avec intensité et horreur, évitant avec plaisir les clichés indigestes du film zombie. La réalisation espagnole est officiellement maître en la matière.

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Knocked-Up *
Assommant, indigeste, répétitif et d’une longueur interminable : jamais une comédie, qui plus est portant sur un sujet particulièrement fertile, n’aura fait preuve d’aussi peu d’humour.

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99F ***
Une œuvre différente mais tout autant percutante que le produit littéraire, 99 F est un film générationnel qui séduit par son ton subversif et caustique.

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Michael Clayton *
Malgré une intrigue engageante finalement inconsistante, Clayton n’est rien autre qu’un film juridique aussi irréaliste qu’un autre et frustre cruellement par tant d’apathie et de retenue inappropriées.

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The Invasion **/*
Nicole Kidman est peut être le seul intérêt de ce film extraterrestre quelconque, elle en reste cependant un vrai atout de taille.

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Stardust ***/*
Un conte original tout en innocence qui ravit par son visuel éblouissant, ses acteurs de premier choix et son histoire féerique piquante, profondément romantique.

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25.11.2007

Critiques ciné : du 15 juillet au 15 septembre

 Les Simpsons ***
Egalant le niveau d’excellence de la série animée, le film narre avec un humour noir, irrévencieux, grotesque mais diablement efficace une aventure rocambolesque de la famille Simpson profondément divertissante.

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Motel ***
Servi par deux acteurs convaincants et finalement très attachants, ce snuff movie quelconque a su effrayer avec simplicité et efficacité et ainsi dépasser son genre gratuitement gore.

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Paranoïak **
Un thriller sans réelle saveur, correspondant davantage à une version série B d’American Pie, qui plombe son ambiance en scènes convenues de teen-movie.

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La Fille coupée en Deux **
Une satire faussement sociale qui irrite par tant de bavardage et de perversité.

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3 Amis 0
Un film vieillot et désuet qui démontre un réalisateur caricatural, convenu et pèpère et ses trois vrais amis plus pathétiques qu’attachants.

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La Vengeance dans la Peau ***
Un épisode final à la hauteur du reste de la trilogie, voire meilleur. D’un rythme effréné, évitant les dialogues en trop et les scènes creuses du genre, le film s’empare rapidement et activement de son sujet et conclut majestueusement la mission de ce Jason Bourne en quête d’identité.

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La Vérité ou Presque *
Un thème sur la vérité en guise de fond parfaitement inutile, ce nanar français tordu et insensé permet de mieux comprendre l’ancienne mauvaise réputation du cinéma français : nombriliste, sage et moralisateur.

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Ratatouille ****
Une histoire originale et envoûtante, un vieux Paris authentique, une palette de personnages irrésistible, un graphisme irréprochable, un message intelligent à la clé, grâce à ces quelques ingrédients simplement réunis, ce dernier Pixar s’inscrit directement dans la lignée des plus grands Disney.

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29.07.2007

Semaine du 15 mai au 15 juillet

Le Scaphandre et le Papillon ****
A ce jour, l’une des poésies les plus magnifiques et déchirantes du cinéma.

 

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U.V *
Elle a beau montrer des corps bronzés et une alléchante piscine, la jolie et travaillée photographie ne parvient pas à sauver ce film cousu de fil blanc, interprété lamentablement par des acteurs très douteux, manifestement peu inspirés par un scénario, il est vrai, un tantinet primaire.

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Pïrates des Caraibes 3 **
Copie conforme d’un second volet déjà négligeable, cette suite manque cruellement d’originalité et par ses péripéties totalement inutiles commence à fortement exaspérer. Au moins, le quatrième se fera sans Orlanda Bloom a.k.a l’agaçant jeune premier, c’est déjà ça de pris.

 

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Zodiac ***
Parfois plutôt longuet, le film, maîtrisé de toutes parts a su nous transporter à l’époque des sixties et accessoirement dans l’angoisse absolue de la baie de San Francisco. D’une efficacité redoutable.

 

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La Faille **
Non bis in idem ou un principe juridique faisant le fondement d’un scénario. C’est un peu maigre pour une histoire judiciaire supposée haletante.

 

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Die Hard 4 ****
Surprise estivale, le retour de John McClane s’avère être une pure réussite. Nerveux et convulsif, ce film d’action ne nous ménage pas et parvient à faire oublier sa longue durée et le postulat initial de scénario-catastrophe  tout en gardant une touche réjouissante d’humour noir.

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Harry Potter and the order of the Phoenix **
Les scènes s’enchaînent avec une monotonie déconcertante, les longueurs s’accumulent, l’action s’essouffle et les personnages connus pour leur dynamisme et leur entrain ne sont qu’une caricature fade et éloignée d’eux-mêmes. Alors rien ne peut sauver Harry Potter et l’ordre du Phoenix de la noyade, ni les effets spéciaux à peine à la hauteur, ni même la réalisation supposée davantage intimiste. A force d’opérations marketing agressives et tape-à-l’œil, Harry Potter n’a plus aucune saveur.

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24.05.2007

Semaines du 15 Mars au 15 Mai

La Cité Interdite ****
Cette cité interdite à l’histoire louable, un brin tragique séduit avant tout par son esthétisme plus que soigné, sa mise en scène parfaite et ses acteurs de choix éblouissants, en tête une Gong Li majestueuse en reine désabusée, victime d’un mari tyrannique, cruel et manipulateur.


Ensemble, c’est Tout
**
« Ensemble, c’est tout » n’est qu’une copie bâclée et surfaite, qui survole à peine une histoire agréable d’un bouquin foncièrement optimiste qui séduit avant tout par ses longues descriptions sur le quotidien de quatre protagonistes. Ici, Camille dessine peu, se promène rarement et n’évoque jamais les nuits nostalgiques de Paris, sans parler de l’inexistence même de ses collègues de travail. Philibert, lui, est totalement absent, ses tirades historiques insignifiantes et ses visites familiales à peine mentionnées. A partir de là, difficile de faire passer un message idéaliste sur la solidarité humaine et l’optimisme de la vie. Demeure un quatro d’acteurs brillants qui y croient, encore un peu.

Nuovomondo (Golden Door) ***
Ce Nouveau Monde est une fable douce et poétique du XXe siècle sur un sujet cruel qui brûle l’actualité. Sans pathos ni faux-semblants, ce film, tout en pudeur, se distingue avant tout par un ton à la fois juste et fantaisiste, une photographie délicate et des personnages attachants.

 

J’veux pas que tu t’en ailles *
Un synopsis très peu original, l’histoire ne parvient pas à renverser la vapeur, le discours de psy est aussi creux et cliché que possible, l’indécision du personnage de Godrèche est tout autant agaçant que le romantisme de Julien Boisselier. Vite vu, vite oublié.

Les Châtiments  **
Enième série B surnaturelle, sans réelle ambition scénaristique, mais qui parvient à éveiller le spectateur par quelques effets spéciaux bien réalisés et la présence d’une Hilary Swank qui y croit, elle.

Le Secret de Terabithia **
Sous couvert d’un message dramatique, le film n’arrive à trancher entre l’aventure surnaturelle enfantine –enlaidie par la mort aseptisée de l’héroïne-, et le mélo familial sentimentaliste –gâchée par des effets spéciaux en trop- et laisse finalement plutôt perplexe.

 

 

La Tête de Maman ***
Après avoir consenti à la vulgarité parfois odieuse de Lucile et à sa personnalité un brin excessive, la Tête de Maman parfois naïf, parfois mélo se révèle être une jolie réussite, sensible et tendre, souvent très drôle, aidée par le jeu irréprochable d’une amère Karine Viard et d’un amusant Kad Merad.

Le Prix à Payer *
Se montrant parfois très cruel et ce sans grand intérêt, Le Prix à Payer est un film amer, qui sous couvert de la comédie, se permet d’adopter un ton vulgaire et acrimonieux, trop virulent pour amuser.

300 ***
300 est ambitieux, grandiose et esthétiquement accompli, sa beauté numérique sauve une histoire invraisemblable teintée de faux-airs hollywoodiens. C’est beau, c’est violent, c’est passionnant, sans être vraiment attrayant, intellectuellement parlant.
Dangereuse Seduction **
Mis à part un titre fort raté, un synopsis faisant penser à un bien mauvais téléfilm et l’usage de procédés scénaristiques et de mise en scène bidons pareil à ce même téléfilm, le film est sauvé grâce à quelques rebondissements finaux plutôt corrects et ce malgré le jeu exaspérant d’Halle Berry.

Next  *
Après une demi-heure d’action inutile, l’histoire de Next invraisemblable et fantastique, tombe pile dans l’écueil de la réalisation grotesque et inefficace, peu aidée par des dialogues aussi bien écrits que ceux de la plus mauvaise série B. D’abord dubitatif, on ressort consterné. Et la coiffure de Mr Série B aka Nicolas Cage encourage cet ultime jugement.

Sunshine ****
Une bande-annonce impeccable et un film à la hauteur, l’histoire, assez ambitieuse pour paraître ridicule tient le bon bout et parvient à passionner en maîtrisant habilement des personnages intenses, un ton froid et sévère, une luminosité bouleversante et un avancement scénaristique époustouflant, ce malgré un pessimisme initial qui perdure jusqu’au générique final.

15.03.2007

Semaines du 15 février au 15 mars

La Mome **
Ce qui passe pour un film évenement en France n'est rien d'autre qu'une biopic célèbre classique succèdant ainsi à Ray Charles, Johnny Cash, June Carter, Truman Capote, Erin Brokovitch, Aileen Wuornos et Virginia Woolf. Comme toujours, le film est efficace, l'acteur, enfin l'usurpateur, est admirable. Et hop, l'oscar est attribué. Enfin pour les exemples précités, ça n'a pas manqué. Chouette pour Elijah, Renée, Johnny qui interpreteront Iggy Pop, Janis Joplin, et Freddie Mercury très vite.



The Number 23 *
Le plus drôle dans l'histoire, c'est que même après avoir eu à l'idée-clé du scénario (une sorte de remue-méninges permanent autour d'un nombre lambda qui serait responsable de tout) et tenté de l'exploiter un tantinet, Schumacher ne s'est apparement à aucun moment dit que le désastre était courru d'avance, et persiste et signe ainsi en filmant un idée maigre et tellement inepte. Si encore le jeu des acteurs, Madsen et Carrey en tête, [plus qu'amateur] et des dialogues un minimum construits avaient été travaillés ...

Je Crois que je l'aime
***
Un synopsis et une affiche qui ne paient pas de mine, pourtant Je Crois que... s'avère être une agréable surprise, bien mené, bien rythmé, amusant et servi par une duo d'acteurs énergique.

Les Témoins
***
Un regard fort, juste et optimiste sur la transformation d'une societé insouciante devenue meurtrie par le SIDA sans pathos ni faux-attendrissement.

Contre-Enquête
*
Baclé, mal fait et particulièrement raté, Contre-Enquete se pense être un thriller haletant à l'américaine alors qu'il est digne d'un téléfilm de seconde zone tant son intrigue est plate et cousue de fil blanc. Et il faut l'avouer, Jean Dujardin est plus proche du Commissaire Valence que de l'inspecteur Mills.


Notes On a Scandal
****
Parce que Judi Dench et Cate Blanchett sont au-delà de l'extraordinaire, parce que la bombe à retardement est remarquable, parce que la perversité du genre humain est particulièrement bien ciblée, parce que la musique de Philip Glass est irrésistible, Notes on A Scandal est une réussite jouissive et impeccable.



Dreamgirls **
Un film à la limite de l'agréable ... s'il n'y avait une mise en scène linéaire et repétitive, un lot de cris incessant et ridicule de Miss Hudson et ses acolytes, l'agaçant Eddie Murphy, et une  persistante migraine de fin de soirée.

Le Come Back
*
Le Come Back échoue là où Two Weeks Notice avait réussi : la comédie n'est qu'un prétexte pour imposer une histoire bateau et des acteurs en vogue, qui malgré leur talent n'arrivent à sauver le film de son ton guimauve et d'une fin ridicule et navrante. J'aime Drew Barrymore, c'est l'important.

Ma Place au Soleil
**
Un film choral sur la solitude, un Coeurs en moins fou, un André Dussolier identique et agaçant, un intéret difficilement trouvable, une allure tendre et poétique que trop peu exploitée, sans être foncièrement mauvais, Ma Place au Soleil nous laisse froid.

Angel
****
Kitsch à souhait, esthétiquement impeccable, Ozon maîtrise son sujet et impose un film mélo singulier, imprévisible et cruel, qui dépeint brillamment une Angel peste et insouciante, bizarrement adorable.


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