07.11.2007

Carpoolers - Review - Critique - Pilot et suivants

 It's only a little bit more than just another network sitcom

about marital conflict and about how men will be men.

Crée par Bruce McCulloch (The Kids in the Hall)
Diffusion sur
ABC
Series Premiere
le 02 octobre 2007
Format 22mn
– 13/22 épisodes

Cast
Jerry O’Connell (Sliders, Crossing Jordan), Jerry Minor (Lucky Louie), T.J Miller, Faith Ford (Norm, Hope & Faith), Fred Goss (Sons & Daughters, Significant Others), Allisson Munn (What I like about You, That 70’s Show), Tim Peper

Show Synopsis
Carpoolers met en scène quatre hommes provenant de milieux très différents qui pratiquent le covoiturage et qui dès lors qu'ils se retrouvent ensemble dans la voiture racontent leurs soucis du quotidien. Le groupe se compose de Laird, le playboy récemment divorcé, Aubrey, le timide de la bande, Gracen, le républicain à l'esprit traditionnel, et Dougie, le jeune nouveau marié. Ensemble, entre les pressions à leur travail et dans leur foyer, ce moment leur permet d'être eux mêmes le temps d'un trajet en voiture.
(source : www.serieslive.com

 

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Critique

Il est vrai qu’à côté de sa consoeur du soir, Carpoolers présente de bons côtés.
Mais il est difficilement envisageable que d’apprécier une série en fonction de Cavemen.

Carpoolers présentait initialement une bonne idée : toute l’histoire autour du co-voiturage. Ce dernier a atteint de telles proportions qu’il est devenu à lui seul un phénomène social intéressant. C’est un lieu d’échange à la fois sociabilisant et utile qui possède ses codes, ses pratiques récurrentes, ses imbrications particulières.
L’idée était ainsi annonciatrice de très bonnes choses.

Dans Carpoolers, tout cet enjeu autour du co-voiturage et de ce qu’il implique est abordé plus ou moins efficacement. Les quatre protagonistes sont de bons sujets d’étude, à travers lesquels l’on peut ressentir l’enjeu et l’utilité du co-voiturage pour les travailleurs. L’usage fait à la voiture, au roulement, aux pratiques routières ainsi que l’intérêt fait aux places de parking sont des sujets formidablement attirants mais malheureusement pêchent par leur insuffisance, la série tournant vite clichée.

En plus de quatre personnalités plus ou moins attendues et qui pour la majorité d’entre elles, peinent à capter l’intention du spectateur, la série se permet également quelques écarts fatals. La plupart des gags manquent d’humour, d’attrait et d’intelligence, les dialogues ne sont pas révolutionnaires et la mise en scène s’avère soit faiblarde soit grotesque.

De plus, la série se détourne rapidement de son concept de départ. Alors que l’on s’attendait à des scènes en majorité tournées sur la route, celles-ci s’avèrent en réalité minoritaires, la série profitant plutôt des quatre protagonistes et de leur mode de déplacement pour développer une trame différente de son concept : la vie familiale en banlieue. La vie banlieusarde américaine est le décor planté de la série, un décor approprié mais très mal exploité en l’espèce.

Entre aventures rocambolesques de ces quatre hommes modernes, discussions interminables sans aucun intérêt, et solidarité masculine mis en exergue, on se demande au final si le co-voiturage n’était pas qu’un prétexte inepte pour développer une série populaire dans la lignée du terrible Big Shots.Impardonnable, non ?

Evitons le déterminisme, il faut reconnaître que pour autant, certaines scènes de Carpoolers peuvent valoir le coup d’œil. De plus, certains gags demeurent sains et saufs et l’intérêt du co-voiturage évite de condamner totalement Carpoolers, a contrario de ce médiocre Big Shots (à moins que l’arrivée de notre génie adoré Rob ait pu rehausser le niveau ?!). Il faut ainsi espérer que Carpoolers creuse davantage son sujet initial et fasse valoir avec humour et légèreté les véritables enjeux de cet intéressant fait social. A défaut, elle tomberait dans la catégorie des sitcoms ordinaires attirant seulement les fans du genre.

 

 
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07.10.2007

Moonlight - Review - Critique - Pilot

“Moonlight is just a weak, generic private-eye drama

with a vampire story overlay”

 

Crée par Ron Koslow (Beauty & The Beast) et Trevor Munson
Diffusion sur
CBS
Series Premiere
le 28 septembre 2007
Format 42mn
– 13 épisodes

Cast
Alex O’ Laughlin, Jason Dohring (Veronica Mars) (Less Than Perfect), Sophia Myles (Dracula), Shannyn Sossamon (Dirt).

Show Synopsis
Mick St. John est un détective privé qui se transforme en vampire la nuit et en profite pour progresser dans ses enquêtes et aider les vivants. Il est devenu un vampire il y a plus de 60 ans lorsque sa fiancée, la séduisante et charmante Coraline, l'a mordu alors qu'il venait tout juste de se marier avec elle. Il est désormais immortel et reste depuis toujours aussi jeune, beau et charismatique. Il ne supporte pas les autres vampires qui ne voient les humains que comme du gibier prêt à être saigné. Avec l’aide d’une poignée d'amis, comme Josef, Mick use donc de son éternité pour protéger les humains sans penser à ce que l'amour lui a fait...
Cependant, après six décennies, il se demande s'il n'est pas temps de recherche l'amour d'une mortelle. Il est d'ailleurs récemment tombé sous le charme de la belle Beth Turner, une reporter qui couvre notamment le fléau de meurtres qui sévit actuellement. Mais est-ce que Beth accepterait d'abandonner sa vie normale pour être avec lui ? Et ne risque t-il pas de voir dans les yeux de Beth la peur du monstre qu'elle a en face d'elle ?
(source : www.serieslive.com

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Critique
Le pilot de Moonlight a été diffusé il y a une quinzaine de jours sur CBS. Comme tout show de CBS, Moonlight souffre de lourds défauts qui font de lui un show typique de la chaîne.
Cette année, CBS a voulu renouveler son genre de drama, après quelques sujets paranormaux qui ont réussi à CBS comme les illustres et médiocres Ghost Whisperer et Numbers, le network s’est attaqué à un sujet déjà bien traité et connu des sériephiles : le monde cruel des vampires.

Oubliez Buffy the Vampire Slayer ou Angel, Moonlight semble vouloir renouveler le thème vampire et lui donner une toute autre dimension. Apparemment, Joss Whedon s’est trompé sur toute la ligne : les vampires sont des êtres tout à fait ordinaires, ils ne dorment pas dans un cercueil sinistre, sont invulnérables face au pieu mortel, à la gousse d’ail ou à tout autre objet dangereux pour le vampire, et pour finir, le vampire n’est en fait pas du tout, avide de sang humain. Le vampire de l’an 2000, ce n’est ni Angel, ni Spike, c’est Mick St John, le bon samaritain des vampires.

Ce gentil vampire s’est investi d’une mission tout à fait louable : jouer le privé, protéger les victimes, poursuivre les méchants humains et régler leur compte et pour cela, rien ne vaut la morsure mortelle du vampire. Oui, Mick St John, c’est le Dexter du paranormal, c’est un vampire à la morale de fer mais qui cède à ses pulsions naturelles lorsqu’il est confronté aux pires ordures de ce monde. Pardonnable, non ? Tout comme Dexter Morgan, il conserve plusieurs doses de sang -résultat de réguliers pots de vin versé au légiste corrompu du coin-, et n’hésite pas à s’en injecter en intraveineuse en cas de perte de contrôle.

Cette nouvelle dimension dévolue aux vampires s’avérait de primes abords intéressants voire même assez originale et louable dans son ensemble. Malheureusement, sans véritable fond, cette nouvelle idée s’est effondrée sous le manque cruel de mise en scène et de scénario dignes de ce nom. Dans Moonlight, l’histoire, la narration, l’humour et les personnages ne sont que clichés ambulants, pour une série qui se prend bien trop au sérieux, il est bien dommage que le fil conducteur ne puisse décemment pas être pris au sérieux, d’où un sentiment constant de ridicule à l’égard de ce pilot.

Pourtant Moonlight avait misé gros sur son histoire vampirique : serial killer, meurtres sauvages, sectes étudiantes, Los Angeles, vaudou immoral, vampires dangereux, beaucoup d’ingrédients avaient été réunis pour établir une ambiance singulière. Malgré cela, nous avons eu juste droit à une histoire assez banale, peu convaincante et une action plutôt fade et classique bien que rythmée.

L’intrigue du pilot portant sur le meurtre de l’étudiante de Hearst est le fil conducteur de ce pilot, Mick St John est embauché à trouver le coupable tandis que Beth est chargé de couvrir le sujet auprès de sa rédaction.  Si cette intrigue est fortement classique, elle se laisse au final facilement suivre, de grosses ficelles scénaristiques étant déployées, « Do i know you » en boucle, les flash-back interrompus, les coupables désignés d’avance.

 

En conclusion, Moonlight semble s’inscrire dans la lignée des shows typiques de CBS. Des personnages peu convaincants et à la limite du caricatural, une intrigue cousue de fil blanc et un problème sérieux quant au fond même de la série, Moonlight souffre de nombreux travers, le principal étant son manque sérieux de personnalité. D’une empreinte assez neutre, il se contente d’amener sagement son sujet sans véritablement oser et faire preuve d’innovation et d’originalité. Moonlight souffre ainsi d’un pilot désolant, signe d’un avenir plutôt pessimiste.

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03.10.2007

Bionic Woman - Review - Critique - Pilot

”Like young Jaime, it's going to take awhile for this show

to find its artificial legs.”

Crée par David Eick (Caprica, Battlestar Galactica)
Diffusion sur
NBC
Series Premiere le
26 septembre 2007
Format 42mn
– 13 episodes

Cast
Michelle Ryan (Jekyll), Katee Sackhoff (Battlestar Galactica), Chris Bowers (Rescue Me), Miguel Ferrer (On The Air, LateLine, Crossing Jordan ) et Molly Price (Third Watch, Bless this House).

Show Synopsis
Suite à un accident de voiture, Jaimie reçoit des greffes d'organes bioniques qui décuplent ses sens et ses capacités physiques. Elle est alors recrutée, malgré elle, par une agence gouvernementale pour mener des missions top secrètes.

Critique

Bionic Woman est certainement la valeur sûre de NBC pour cette rentrée, acquise également par TF1, la série semble être promise à un avenir radieux. Remake de la série des années 70’s, Super Jaimie, elle met en scène cette femme bionique surhumaine employée par une organisation secrète. Le pilot de Bionic Woman met en lumière les prémices du règne de cette nouvelle femme bionique.

Jaimie Sommers est une femme ordinaire, travaillant dans un bar de nuit et s’occupant de sa sœur cadette, souffrant de surdité -à l'époque du préair. Elle fréquente également un gentil scientifique qui ne lui veut, apparemment que du bien. La vie de Jaimie va être radicalement bouleversée lorsqu’elle est victime d’un accident de circulation, accident orchestré par la première femme bionique, supposée assassinée, Sarah Corvus.

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A la suite du drame, son fiancé scientifique accepte de greffer un œil, un bras et deux jambes bioniques à Jaimie, laissée elle, dans un piteux état. Le pilot sert ainsi d’introduction à l’histoire de Jaimie, la femme bionique.

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Comme toute introduction, celle-ci souffre précisément d’un style beaucoup trop convenu et ne parvient à emprunter une voie originale à mi-chemin entre le fantastique et le drama. Les situations souffrent ainsi d’une banalité de ton et de situations regrettables pour ce genre de séries.

Pour pallier le classicisme de l’histoire, Bionic Woman a misé sur une valeur sûre : l’action. Les 42minutes de l’épisode sont une longue suite de combats agrémentés de coups de feu et de gestes acrobatiques sans réel sens, de dangers imminents et de mort potentielle, et bien que je ne sois pas fan des films de Nicolas Cage –devenu le seul acteur du genre, rempilant à chaque fois-, la valeur action fonctionne ici. Et sans la tête niaise de Cage, c’est bien mieux.

Par contre, à défaut de Benjamin Gates, c’est avec un plaisir non dissimulé que l’on retrouve dans le rôle-titre, Michelle Ryan, connue dans Cashback et vue dernièrement dans Jekyll. Si l’infirmière du docteur Jackman semble plus inoffensive que cette femme-machine, il demeure cependant quelques similitudes entre la brillante mini-série brittannique de l’été dernier et cette nouvelle série aux allures de puissant blockbuster.
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Toutes deux remakes d’un classique bien connu, elles se distinguent de l’œuvre original pour leur mise à jour louable. En effet, Bionic Woman s’est efforcée de remettre au goût du jour cette vieille histoire notoire, les effets spéciaux, les techniques numériques, les effets visuels et autres systèmes sophistiqués, tout est mis en œuvre pour que l’univers de Jaimie soit réellement attaché à l’ère de l’an 2000, une qualité louable que l’on retrouve ainsi et à plus puissante raison dans ledit Jekyll.

Mais c’est avant tout à sa concurrente de la FOX, diffusée en midseason prochain, the Sarah Connor Cronicles, que Bionic Woman s’apparente, du fait de leur genre, de leurs storylines musclées également, mais aussi de par leur aspect d’ensemble plutôt mitigé. Si the Sarah Connor Cronicles ne fait, mais alors vraiment pas, dans la dentelle et finit par aboutir sur une fin traitée à la va-comme-je-te-pousse, on peut reconnaître à Bionic Woman davantage de souplesse dans la manière de réaliser et d’acheminer son sujet. Moins brutal, elle reste désormais dans le genre des séries poussives, misant plus sur l’effet spectaculaire que sur la subtilité du sujet scientifique. Cependant Bionic Woman demeure fidèle à nos attentes, aux allures de blockbuster de l’année du côté NBC, la série fait exactement ce qu’on attend d’elle : pas grand-chose, à part un moment de distraction passager pas très sérieux, ni très crédible. Elle remplit son contrat, c’est le principal. A réserver donc aux amateurs du genre.

Un aperçu ?

02.10.2007

Big Shots - Review - Critique - Pilot

“Big Shots, an obnoxious waste of time that's likely

the season's worst new show.”

Crée par Jon Harmon Feldman  (Tru Calling, American Dreams)
Diffusion sur
ABC
Series Premiere le
27 septembre 2007
Format 42mn-
13 épisodes

Cast
Dylan McDermott (The Practice, The Grid), Christopher Titus (Future Tense, Titus), Michael Vartan (Alias, The Mists of Avalon), Joshua Molina (The West Wing, Sports Nights), Jessica Collins (Tru Calling), Amy Sloan (Gilmore Girls), Peyton List (Windfall, Day Break) et Nia Long (Third Watch)

Show Synopsis
Duncan, Karl, Brody et James sont quatre grands amis. Ces quatre chefs d’entreprise sont unis face aux problèmes professionnels qu’ils rencontrent mais surtout dans leur vie privée et plus précisément amoureuse.

Critique
Men are the new women. C’est ce que semble vouloir dire l’une des nouveautés de la rentrée d’ABC : Big Shots. Comparé virtuellement à un Desperate Housewives version testostérone, il faut bien avouer qu’effectivement, dans Big Shots, les hommes sont bel et bien de nouvelles créatures étranges –mais qui ne s’apparente pas non plus à la gent feminine, for Pete’s sake-, et que non, ça n’a rien à voir avec Desperate Housewives.

Pour cause, Big Shots a accumulé les faux-pas impardonnables.
Pour tomber pile dans le Desperate House Husbands, Big Shots n’a eu qu’une consigne : en faire des tonnes sur le côté féminin de l’homme. Comme Big Shots met en scène quatre amis, unis et soudés face à leurs problèmes existenciels, pour être crédibles, la bande joue donc au golf, boit des cocktails, se raconte les potins du jour, se plaint de leur déboires amoureux, et coquets comme pas permis, se voit régulièrement à la piscine-sauna du club tout en pleurnichant sur leurs malheurs personnels.

Malheureusement, le problème du pilot est simple : le tout coince très vite, d’une part, parce qu’en se fixant sur ledit thème récurrent, Big Shots a oublié d’être drôle et rafraîchissant et d’autre part, parce qu’en parallèle de ce glamour un brin déplacé, ces amis sont encore très virils, costauds et professionnellement puissants. C’est à la fois extrême et étouffant, les clichés d'un tel sujet sont réunis et très timide sur le développement des caractères de ces quatre personnages, quite donc à vouloir renouer avec une misogynie pourtant initialement critiquée. Le résultat est donc sans appel : caricatural, bancal et désorganisé, Big Shots a du mal à trouver sa marque et nous fait n’importe quoi.

On peut donc réaffirmer l’indiscutable fossé existant entre Desperate Housewives et Big Shots. Quatre housewives représentant quatre types de femmes au foyer, occupées par leur logis, leur famille et leurs tracas quotidiens, tout en dénotant une touche par ci par là de folie, elles évoquent toutes ensemble leur vie de manière réaliste, franche et pudique, Big Shots lui met en lumière quatre hommes caricaturaux et rigoureusement soigneux, qui pleurnichent sempiternellement alors qu’ils sont censés régner sur un monde professionnel cruel. L’un se fait tromper par sa femme, et c’est son patron qui en profite, l’autre se fait manger tout cru par sa fille rebelle, un autre se soumet aux volontés de sa maîtresse névrosée et de sa femme pourtant soumise. Pourtant, malgré cela, ils n’ont pas vraiment l’air gêné de se la jouer saillant dandy. Plus glamour que Carrie Bradshaw, ils finissent par perdre toute fierté personnelle et finissent comme prévu : émasculés.

Evidemment, on pourrait croire que le résultat est un désastre total. Mais le pilot n’a pas été qu’une succesion de scènes toutes plus insupportables les unes que les autres, toujours à la manière de Desperate Housewives, Big Shots tente quelques situations cocasses et autres traits d’esprits et bien que certaines tombent justes –il était trop tard, l’opinion était forgée-, rien n’a réellement pu faire face au problème majeur de Big Shots : son manque cruel de personnalité. Et c’est ainsi qu’une fois la demi-heure passée, et faute –sérieuse- de charisme, Big Shots croule sous un amas de situations à la fois caricaturales et très convenues.


Big Shots voulait-elle condamner la coquetterie des hommes ? Approuver la féminisation de l’homme et démontrer sa profonde humanité ? Ou bien tenter de surfer sur la vague de succès de Desperate Housewives et de remplir les caisses ? Si cette dernière réponse semble la plus appropriée, on reste sur notre faim, l’hésitation du réel parti-pris de la série intrigue et déçoit, on demeure circonspect devant ce Big Shots très flou et qui au final ne nous apprend pas grand-chose ; à part peut-être que les petites mélodies amusantes à la manière des séries à la thirtysomething ne font plus recette.

Bénéficiant de très mauvaises critiques journalistiques, Big Shots dénote un tout autre problème : la médiocrité phare de cette nouvelle rentrée. A force de déceptions et de critiques plus négatives les unes que les autres, le seriephile se demande bien ce qu’il pourra se mettre de neuf sous la dent, parce qu’hormis, Pushing Daisies et Dirty Sexy Money, l’avenir s’annonce pessimiste à souhait.

 

29.09.2007

Journeyman - Review - Critique - Pilot

“Journeyman doesn't do anything especially interesting

with its time-twisting premise”

Crée par Kevin Falls (The Lyon ’s Den, The West Wing)
Diffusion sur NBC

Series Premiere le
24 septembre 2007
Format 42mn -
13 épisodes

Cast
Kevin McKidd ( Rome ), Gretchen Egolf (Martial Law), Moon Bloodgodd (Day Break), Reed Diamond (Facelesse, The Shield), Brian Howe (Underfunded, A Minute with Stan Hopper, The Bonnie Hunt Show), Charlie Wyson.

Show Synopsis
Dan Vasser pensait avoir tout ce qu'il faut dans sa vie : une femme et un fils qui l'aiment et un travail stable. Mais tout va être soudainement bouleversé lorsqu'il se rend compte qu'il a la capacité de voyager dans le passé. Ce pouvoir est à double tranchant : il peut certes en profiter pour aider certaines personnes mais cela peut aussi engendrer le pire... Alors qu'il utilise sa capacité, Dan retrouve son ex fiancée, Livia Beale, qui est décédée dans un mystérieux accident d'avion. Mais sera t-il capable de la sauver ? Que cela signifierait-il pour son propre futur ? Quel impact cela aurait-il sur sa vie pourtant si parfaite aujourd'hui ? (source : http://www.serieslive.com/)

Critique

J’ai juste une seule question : pourquoi Kevin McKidd s’est-il embarqué dans cette profonde galère ? Je suis conscient qu’entre une série correcte et honnête et le chef d’œuvre antique signé HBO, il y a une marge non-négligeable, mais là, on est loin de la série modeste, divertissante et bien fichue. On ne peut décemment pas donner son accord et signer pour l’un des navets de l’année après avoir composé le légionnaire nerveux pendant deux ans.

Cependant, Kevin McKidd a su sauver le pilot de Journeyman : l’épisode serait passé par la fenêtre au bout du premier quart d’heure.

Je crois que rien ne sauve réellement ce pilot. En plus d’évoquer un thème aussi ringard que possible –je ne vais pas me faire des amis, fans de SF moi-, la série est un enchaînement de scènes clichées, vues, et revues, et souvent empirées.

Le pilot n’a pas d’âme, il se contente et de manière la plus brouillonne possible, d’exposer le principe initial, sans un début d’explication rationnelle ou mystique et d’agrémenter le tout par quelques scènes familiales sans intérêts et peu crédibles. A aucun moment, on ne se prend d’intérêt pour cet homme capable de voyager dans le passé, ni pour lui ni pour n’importe quel autre personnage de la galerie d’ailleurs. L’action tombe à plat, les scènes sont très médiocrement amenées, les dialogues sont d’un classique à mourir, et les personnages de vulgaires pantins sans véritable âme.

C’est assez simple, on se serait cru devant M6, Demain à la Une un dimanche midi, en attendant férocement le rôti dominical. Malheureusement, même en comparant à Early Edition, Journeyman ne fait pas le poids, le genre ne s’est de toute évidence pas modernisé -Early Edition date un peu, il faut le dire-, le principe de la réception du journal du lendemain était plus attachant que le plus quelconque des dons extraordinaires ineptes, et le charisme de Kyle Chander ne s’est évidemment pas transmis à Kevin. Demeure le côté bon samaritain commun aux deux héros, une qualité exacerbée qui m’est dorénavant malheureusement allergique.

Cerise sur le gâteau, il semblerait également que le pilot introduise une série de type formula show. A défaut d’un éventuel fond narratif et scénaristique, évidemment.
Je n’ai rien contre les formula show, je trouve simplement qu’ils dénaturent le concept initial de la série télévisée et qu’ils sont établis en vue d’un seul but commercial et marketing. En fait, j’ai une horreur sainte des formula show. Je mets ce mépris impardonnable sur le compte de l’éthique inébranlable du sériephile.

En conclusion, je souhaite à Journeyman de bien profiter des ratings satisfaisants de Heroes et de combler les grands noms de NBC. En attendant, que Dan sauve une petite-fille dans les années 60, un vieillard dans les années après-guerre ou une femme enceinte il y a un mois, cela me semble tellement incohérent, caricatural, figé, creux, d’une absence d’émotions et d’une banalité indicibles qu’il serait difficile de s’y intéresser une seconde fois. Ou alors l'air hagard, un dimanche midi, en guise de mise en appétit, mais ça, c’est assurément autre chose.

28.08.2007

State of Mind– Review – Critique – Pilot

  “Smart-ass, angry girls’ solidarity characterizes State of Mind ”

Crée par Amy Bloom
Diffusion sur
Lifetime
Series Premiere
15 juillet 2007
Saison 1 en cours
Format 42mn-
13 épisodes

Cast
Lili Taylor (Six Feet Under, Deadline), Derek Riddell (No Angels), Devon Gummersall (The Fugitive, My So-Called Life), Kevin Chamberlin (Heroes, New York News)

Show Synopsis
Ann Belows, conseillère conjugale, passe sa vie à analyser les couples et leur mariage. Lorsqu’elle découvre que son mari la trompe depuis des mois, sa vie s’écroule. Ann doit à présent jongler entre ses nouveaux problèmes de couple, ceux de ses patients et ceux de ses collègues thérapeutes.

Critique
State of Mind se présentait comme une série agréable, bien écrite et foncièrement humaine. Après le visionnage du pilot, on peut malheureusement se rendre compte qu’il n’en est rien.

Si Lili Taylor est excellente en conseillère conjugale désabusée par l’infidélité de son mari, le reste –autrement dit, pratiquement tout- ne vaut au final pas grand-chose.

L’idée de départ d’une série comme State of Mind est plutôt basique, comptant sur sa dimension relationnelle et des personnages trentenaires pétillants. Mais comme Private Practice, dernier désastre d’ABC, State of Mind ne parvient pas à donner une image neuve de la série se voulant réaliste.

Enchainant les situations de style sans trop s’y préoccuper, State of Mind démontre une héroïne à la fois ravagée par le chagrin, sobre et hystérique. Sans être Ally McBeal, Ann Belows est en proie à des hallucinations, hallucinations qui ont pour but de la décider dans ses choix personnels. Si la carte de la comédie aurait pu être louable dans cet univers psychiatrique, celle-ci s’accommode ici très mal de l’ambiance générale de la série, davantage orientée vers un fond dramatique. Dans un discours de psychiatre censé être pertinent, et faute de réelle finesse, les quelques essais d’humour tombent alors à plat, tout comme les deux-trois gags plus déplacés qu’hilarants.

Et ce n’est pas le côté dramatique du pilot qui parvient à sauver cet échec. Les diverses situations sans originalité aucune, s’efforcent d’expédier, et de manière caricaturale, chacun des sujets traités au cours du pilot : Ann et son chagrin, Ann et son mari, Ann et le couple en crise, la fugue du garçon, les résolutions des parents adoptifs…, les exemples ne manquent pas. Qui plus est, les discours, pourtant supposés être alléchants au vu de la respectable profession que les protagonistes exercent, ne sont pas non plus d’une particulière pertinence. Entre les résolutions clichées et autre proses vides de sens d’Ann et ses collègues, les scénaristes se sont contentés du minimum syndical.

Si le pilot est un ratage complet, il faut dire que les divers personnages n’en sont pas non plus étrangers. Entre la collègue amie féministe, girl power et enragée –plus cliché et agaçant, tu meurs-, le pédiatre sensible, proche d’un jeune garçon, au discours sans réel fond et l’avocat tout fraîchement arrivé, aussi moraliste qu’insupportable, le paysage s’avère catastrophique, démontrant que le cas Ann Belows est décidément le seul centre d’intérêt envisageable. Pourtant, il faut reconnaître qu’elle ne passionne pas follement. Si l’ultime soliloque de la conseillère se révèle bouleversant, laissant présager un personnage assez intéressant pour la suite, on ne peut pas dire que l’avenir d’Ann soit si poignant : entre un divorce difficile, un inévitable rapprochement amoureux avec le gentil avocat, et des analyses de couples en crise toujours très originales, cela ne s’annonce pas très surprenant.

En conclusion, la série souffre de nombreux défauts : l’hésitation visible du ton véritable de la série, les situations caricaturales trop abondantes, les messages inachevés de certains discours sans réelle saveur font de ce pilot un très mauvais départ pour une série pourtant initialement attendue.

A oublier.

22.04.2007

The Nine - Review Générale - Critique

 

The Nine - Watching “The Nine” is like trying to do a crossword with only the Across clues. But it promises to reward our vigilance.

 

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Crée par Hank Steinberg (Without A Trace)
Diffusion sur
ABC

Series Premiere 4 Octobre2006
Saison 1 annulée après 7 épisodes
Format 42mn- 7 épisodes

Cast

Jessica Collins (Ghost Whisperer), Kim Raver (24), Chi McBride (Boston Public, Killer Instinct), Dana Davis (Gilmore Girls, Veronica Mars), Scott Wolf (Spin City , Everwood), John Billingsley (Enterprise)

Show Synopsis
L’histoire de neuf personnages pris en otages lors d’un braquage de banque. A la sortir de la séquestration, tous seront durablement affectés et les huit otages survivants se lieront d’amitié.

Critique

Le pilot de the Nine était quasi-parfait, intense, rythmé, crédible et bien interprété. L’avant et l’après de la prise d’otage fut maîtrisé de bout en bout. L’introduction dans la vie des personnages était subtile et l’on s’est surpris à apprécier rapidement les différents protagonistes de la série, tout en sachant le sort qu’il leur était réservé.

En cinq minutes, les personnages sont placés dans le décor, on comprend qui ils sont et comment ils réagiront approximativement à cette prise d’otages. Quelques minutes après le début, les otages retrouvent dans la Banque , la tension est palpable. Les braqueurs arrivent enfin et assomment le vigile. Trou Noir.

Plus rien ne se passe.

La scène suivante nous montre la Banque 52h après l’arrivée des deux frères, les personnages sont exténues, terrifiés, certains agonisent, certains pleurent, certains sont paralysés.

Il fait nuit, la police entre de force et malmène les otages en cherchant les deux criminels. Six otages sont ensuite amenés dans un quartier désaffecté de police dans lequel ils seront interrogés. Ils sont tous suspects et doivent raconter la scène. Une autre est amenée à l’hôpital, accompagnée du jeune médecin présent sur place. Le neuvième otage lui, le flic solitaire, s’en prend physiquement au négociateur.

Après seulement une quinzaine de minutes, les otages se connaissent, s’appellent par leur prénom et se lient d’amitié. Ils  ont même du mal à se quitter.

Le ton est donné, l’idée est établie : The Nine, c’est l’histoire de ces neufs personnes pris 52h en otage dans une Banque, du banquier et de sa jeune fille, de la femme juriste venue aider sa mère, du jeune couple médecin-thérapeute, de l’homme un peu fou aux tendances suicidaires, des deux sœurs employées et du flic.

Malheureusement, si le pilot a su dévoilé suffisamment d’action pour être rudement bien mené, le reste de The Nine n’a pas suivi et the Nine s’est réduit à être une série lente et pénible, dans laquelle rien ne se passe.

En réfléchissant, ce défaut découle naturellement du principe même de The Nine. Le pilot était excellent, il a su introduire la vie des personnages avant et après la séquestration, puis, sans filmer les 52h de la prise d’otages, allait de flashbacks en flashbacks afin d’en dire toujours plus sur ce qui s’est passé à l’intérieur. C’était suffisant, ni plus, ni moins. Les épisodes suivants eux se sont contentés d’ajouter des storylines à chacun des personnages, persistant à les lier inutilement, sans réellement en dévoiler sur la prise d’otages alors que beaucoup de questions rongent le spectateur.

Evidemment, ce risque était couru d’avance : le concept de The Nine est difficilement adaptable en format série, à moins que celle-ci ne soit réalisé que pour une saison, de treize épisodes préétablis. Malheureusement, la série avait davantage d’ambition que treize épisodes pesés un à un pour clore l’intrigue avec brio et après un pilot dans lequel le principe fut dévoilé, s’est permis des épisodes fastidieux qui n’apportaient rien à l’intrigue.

C’est le lot de toutes les séries dont l’idée est inadaptée à leur format. Lost ne serait pas si ennuyeux si elle n’était pas sempiternellement renouvelée, contraignant les scénaristes à créer histoires inintéressantes sur histoires inintéressantes sans apporter quoi que ce soit à l’intrigue majeure de l’île.

The Nine, c’est donc un peu comme Lost, le succès en moins. Son annulation était donc bienvenue car cela pouvait permettre peut être de clôturer une intrigue de manière louable sans passer par des histoires inutiles, mais un brin précoce car après seulement sept épisodes diffusé, The Nine n’a pas le temps d’exposer une quelconque conclusion. Ceux qui malgré les longueurs soporifiques des premiers épisodes inutiles se sont pris de passion pour The Nine devront alors faire face à une grande frustration.

 

16.04.2007

October Road - Critique

October Road : A  rote TV drama, anemic and unfunny.

Crée par Scott Rosenberg, Gary Fleder (The Shield, Our Gang, Blind Justice), Josh Appelbaum (Alias, Fastlane) et André Nemec (Univerity Hospital)
Diffusion sur ABC
Series Premiere le 15 mars 2007
Saison 1 en cours
Format 42mn – 6 épisodes

Cast  
Bryan Greenberg (One Three Hill, Prime), Brad William Henke (Dexter, Nikki, Going to California), Geoff Stults (7th Heaven), , Laura Prepon (That 70's Show, Karla), Odette Yustman, Jay Paulson.

Show Synopsis
A 18 ans, Nick Garrett quitte amis, famille et petite-amie pour six semaines. Dix ans plus, Nicholson Garrett vit à New York, il n’est jamais rentré chez lui,  il est devenu l’auteur d’un grand best-seller dans lequel il s’est explicitement moqué de ses origines. Face à la pression de son éditeur et la maudite page blanche de tout écrivain qui se respecte, Nick accepte de rentrer lui afin de dispenser des cours sur l’art d’écrire un roman à l’université Dufresne. Ses anciens proches ne sont pas prêts de lui pardonner.

Critique

October Road est la série ayant mis en hiatus Men In Trees. Pourtant, leur histoire est proche, ça parle d’écrivain, d’amour, de séparations, d’amitié, de tendre complicité, bref, l’éternelle dimension relationnelle à la sauce mélo. Mais à la différence de Men In Trees, October Road ne compense pas sa non-curiosité de départ et croûle sous les défauts d’un bien trop mauvais soap.

Entre dialogues insipides vus et revus, situations clichées, bande-son insupportable (Is there anything here that Bruce Springsteen hasn't already sung about?), enfants dans le dos et autres coups bas,  the nth return of prodigal son donne un goût de réchauffé, de bien trop réchauffé. Ca blablate, ça se regarde langoureusement, ça regrette, ça se sent triste et forcément, ça nous ennuit mortellement. Les acteurs n’y croient pas ? Ca tombe vraiment bien, nous non plus.

En definitive, October Road, c’est … (disons le en anglais, ça passera mieux) perhaps one of the most clumsily plotted, illogical drama pilots to be produced in years. Ceci dit, si vous versez facilement dans le fleur bleue, le total cliché, de là à en apprécier les films de Lindsay Lohan, alors October Road est peut-être envisageable.

03.03.2007

The Black Donnellys - Series Premiere

Critique / Review - Pilot The Black Donnellys

En cette période, c'est l'heure des midseasons, vous savez ces shows qui débutent six mois après ses petits collègues et qui se voient dotés de 13 épisodes au lieu d'une saison classique de 22.  Pour sa part, NBC lança cette semaine The Black Donnellys.

The Departed est un bon film, l’Oscar était assez mérité. L’univers de la mafia du film me suffit pour une bonne année, au moins. C’est pourquoi le pilot de the Black Donnellys n’était pas vraiment captivant pour moi.
I’m not a big fan of mafia stories, Soprano’s and Co.

Sans être insupportable, le pilot était juste correct. Un correct qui laisse indifférent et qui lasse de voir sans cesse les mêmes clichés du genre : trafic, vengeance, mafiosos écervelés et terrifiants, œil pour œil dent pour dent. Un correct qui se décrédibilise avec une musique insupportable incessante, des dialogues creux et des interprétations vraiment douteuses.

Je ne vais pas juger la série de son seul series premiere, je l’ai déjà fait pour d’autres, The Class, Ugly Betty, Dirt, Nip/Tuck, Heroes, Jericho et parfois, j’étais à côté de la plaque. Seulement parfois. Je regarderai le second pour me persuader que ça ne vaut vraiment pas le coup.

Espérons que le pilot d'October Road d'Abc le 15 mars sera plus concluant.



23.12.2006

Jericho - Pilot et Episodes 1x02-1x05 - Critique

                  Jericho - Acatastrophic nuclear crisis never looked as amazing  boring and convoluted as it does here.      

Produit par Jon Turteltaub (National Treasure), Stephen Chbosky and Carol Barbee (Close to Home, Judging Amy)
Diffusion sur CBS
Series Premiere 20 Septembre 2006
Saison 1 en cours
Format 42mn - 22 épisodes

Cast  
Skeet Ulrich
(Miracles, Scream), Gerald McRaney (Deadwood, The West Wing), Ashley Scott (Dark Angel), Pamela Reed, Kenneth Mitchell (Grey's Anatomy, CSI), Lennie James, Sprague Grayden, and Michael Gaston.

Show Synopsis


Une catastrophe nucléaire plonge les habitants d'une petite ville du Kansas dans le chaos. Le pays est-il complètement ravagé ? Y a-t-il d'autres survivants ? Les doutes, les peurs et le désespoir commencent à gagner le petit groupe de survivants. Mais face à cette épreuve, le pire comme le meilleur peut surgir en chaque être humain...

Critique


Le series premiere de Jericho était juste passable, depuis Heroes, il faut dire que mon gôut pour les histoires un brin apocalyptiques s’est nettement accentué et ma non-exigence fortement réduite. 

Malheureusement, Jericho ne joue pas dans la même catégorie qu'Heroes mais davantage dans celle de Lost. Parce que dans cette petite ville du Kansas, tout y est cliché : les scènes, les personnages, les triangles amoureux (peut-être qu’un jour, quelqu’un osera à dire à l’ensemble des scénaristes, tout show confondu, que les triangles amoureux, c’est horripilant, sans intérêt et très fastidieux), les storylines, les intrigues si foireuses qu’elles en deviennent très amusantes...

Jericho, c’est raté mais surtout, SURTOUT,  ça se prend bien trop au sérieux. Trop. Vraiment trop. Et lorsque l’on résout les problèmes pratiquement eschatologiques de Jericho d’une manière si inoffensive, c’est très irritant, comme si l’on avait le sentiment étrange qu’Allisson Dubois était dans le coin à ce moment-là. 

Le coup de grâce : le coup de la pluie irradiante qui ouf, n’irradie personne et laisse une ville plus propre que jamais, dans laquelle l’on peut marcher limite pieds nus.
  

Non Jericho, c’est pas si médiocre, c’est juste un brin mauvais, en un peu mieux que Smallville. En même temps, Jericho est un show de CBS, ça en dit long.

                                  

 

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