07.11.2007
Carpoolers - Review - Critique - Pilot et suivants
It's only a little bit more than just another network sitcom
about marital conflict and about how men will be men.
Crée par Bruce McCulloch (The Kids in the Hall)
Diffusion sur ABC
Series Premiere le 02 octobre 2007
Format 22mn – 13/22 épisodes
Cast
Jerry O’Connell (Sliders, Crossing Jordan), Jerry Minor (Lucky Louie), T.J Miller, Faith Ford (Norm, Hope & Faith), Fred Goss (Sons & Daughters, Significant Others), Allisson Munn (What I like about You, That 70’s Show), Tim Peper
Show Synopsis
Carpoolers met en scène quatre hommes provenant de milieux très différents qui pratiquent le covoiturage et qui dès lors qu'ils se retrouvent ensemble dans la voiture racontent leurs soucis du quotidien. Le groupe se compose de Laird, le playboy récemment divorcé, Aubrey, le timide de la bande, Gracen, le républicain à l'esprit traditionnel, et Dougie, le jeune nouveau marié. Ensemble, entre les pressions à leur travail et dans leur foyer, ce moment leur permet d'être eux mêmes le temps d'un trajet en voiture.
(source : www.serieslive.com)

Critique
Il est vrai qu’à côté de sa consoeur du soir, Carpoolers présente de bons côtés.
Mais il est difficilement envisageable que d’apprécier une série en fonction de Cavemen.
Carpoolers présentait initialement une bonne idée : toute l’histoire autour du co-voiturage. Ce dernier a atteint de telles proportions qu’il est devenu à lui seul un phénomène social intéressant. C’est un lieu d’échange à la fois sociabilisant et utile qui possède ses codes, ses pratiques récurrentes, ses imbrications particulières.
L’idée était ainsi annonciatrice de très bonnes choses.
Dans Carpoolers, tout cet enjeu autour du co-voiturage et de ce qu’il implique est abordé plus ou moins efficacement. Les quatre protagonistes sont de bons sujets d’étude, à travers lesquels l’on peut ressentir l’enjeu et l’utilité du co-voiturage pour les travailleurs. L’usage fait à la voiture, au roulement, aux pratiques routières ainsi que l’intérêt fait aux places de parking sont des sujets formidablement attirants mais malheureusement pêchent par leur insuffisance, la série tournant vite clichée.
En plus de quatre personnalités plus ou moins attendues et qui pour la majorité d’entre elles, peinent à capter l’intention du spectateur, la série se permet également quelques écarts fatals. La plupart des gags manquent d’humour, d’attrait et d’intelligence, les dialogues ne sont pas révolutionnaires et la mise en scène s’avère soit faiblarde soit grotesque.
De plus, la série se détourne rapidement de son concept de départ. Alors que l’on s’attendait à des scènes en majorité tournées sur la route, celles-ci s’avèrent en réalité minoritaires, la série profitant plutôt des quatre protagonistes et de leur mode de déplacement pour développer une trame différente de son concept : la vie familiale en banlieue. La vie banlieusarde américaine est le décor planté de la série, un décor approprié mais très mal exploité en l’espèce.
Entre aventures rocambolesques de ces quatre hommes modernes, discussions interminables sans aucun intérêt, et solidarité masculine mis en exergue, on se demande au final si le co-voiturage n’était pas qu’un prétexte inepte pour développer une série populaire dans la lignée du terrible Big Shots.Impardonnable, non ?
Evitons le déterminisme, il faut reconnaître que pour autant, certaines scènes de Carpoolers peuvent valoir le coup d’œil. De plus, certains gags demeurent sains et saufs et l’intérêt du co-voiturage évite de condamner totalement Carpoolers, a contrario de ce médiocre Big Shots (à moins que l’arrivée de notre génie adoré Rob ait pu rehausser le niveau ?!). Il faut ainsi espérer que Carpoolers creuse davantage son sujet initial et fasse valoir avec humour et légèreté les véritables enjeux de cet intéressant fait social. A défaut, elle tomberait dans la catégorie des sitcoms ordinaires attirant seulement les fans du genre.

13:10 Publié dans Carpoolers, xCrappy and Cancelledx | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : carpoolers, review, critique, abc, sitcom









